Le Côté obscur de la force (1/3)

Je n’ai pas vu un seul épisode de Star wars. Mais je trouve ce titre inspirant…

Je trouve intéressant de travailler sur nos «côtés obscurs » (notre part d’ombre : blessures, vulnérabilités, hontes, difficultés…)   pour mieux les intégrer,  et les transformer en forces… L’ombre fait partie de la force.  🙂 )

Je vais essayer de dévoiler une “ombre”. Un épisode anodin mais qui, combiné à d’autres épisodes, a modifié ma personnalité et mon comportement.

 

Un épisode anodin

Avant cette épisode : je me sentais confiante, comme dans un cocon. Les relations ne me posaient pas de problème ; je les vivais naturellement et facilement: amis, amoureux, camarades de jeux etc… Tout était fluide. (Dans mon souvenir au moins 🙂 )

L’épisode: On m’a fait sauter une classe, et je me suis retrouvée en butte à la jalousie de certains enfants, en environnement « hostile » (en tous cas c’est comme ça que j’ai perçu ma nouvelle classe).

Bref, rien de grave, mais à partir de cet épisode, j’ai perçu les groupes comme «dangereux », et je ne m’y suis plus sentie en sécurité. Mon réflexe dans un nouveau groupe était de sourire et d’amadouer les gens par peur d’être rejetée.

Difficile Adolescence

Adolescente, j’ai brillé grâce à mes résultats scolaires, mais j’ai ramé sur le plan personnel, étant plus jeune que les autres. Je ne me suis jamais sentie intégrée.

Un de mes mauvais souvenirs: mon surnom; on m’appelait « bébé crack » à cause de mon année d’avance ; au début ça ne me dérangeait pas, mais à la longue c’est devenu dévalorisant et humiliant.

Pourtant aujourd’hui je pourrais voir ce surnom différemment ; c’était juste un un rappel qu’il  était temps pour moi de sortir de ma bulle et d’explorer autre chose que les devoirs d’école.

Mais  à l’époque, je  me sentais comme un « avorton », pas à la hauteur des autres malgré mes résultats scolaires. Et revoilà le sentiment d’insécurité et d’infériorité qui repointe son nez….

 

Solitude

Cette période a été un petit calvaire de solitude.

j’étais seule, sans « tribu » et sans amies. (J’étais dans un lycée catholique pour filles, ce qui ne me facilitait pas la tâche! !)

Je me retrouvais seule  à midi (oui il y a eu cette période douloureuse ou il  me fallait toujours m’incruster dans un groupe pour ne pas manger seule).

Le soir, je ne dînais plus avec ma famille pour avoir le temps de faire mes devoirs ensuite. (Yes !).

Bref, pas drôles comme souvenirs.

 

Les impacts positifs de cet épisode

J’ai donc fait tout ce que je pouvais pour me faire des amies et ne pas rester seule. Pour me sentir plus en sécurité dans cet environnement hostile.

J’ai donc lutté pour me faire des amies (amiIES, bien obligée dans ce putain de lycée de filles !!!)

J’ai lutté pour être capable de tenir une conversation « profonde » et être « intéressante ». Je passais des heures à écouter les confidences de telle ou telle et pour être reconnue comme « amie ».

Une vraie performance !

Finalement je m’en suis plutôt bien sortie.  Bien sur j’aurais préféré que ça se passe naturellement plutôt que la peur au ventre.

Mais j’ai su m’adapter et développer des atouts:

  • J’ai acquis de vraies qualités d’écoute. Aujourd’hui encore j’adore écouter les gens.
  • Je suis devenue quelqu’un d’attentionné (je pense) et plutôt attentive au bien-être des autres. (Sans être non plus Mère Theresa). J’ai été capable de nouer des relations je pense sincères et durables, au moins pendant un temps.
  • Aujourd’hui ça m’est facile de nouer des relations et d’aller vers les autres, et c’est clairement un atout.

En résumé, ces circonstances m’ont obligée à me dépasser, à aller vers les autres et à grandir. A développer des talents.

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