Rencontrer un homme

Dans mon groupe de développement personnel, nous sommes invités à partager nos objectifs, les actions à mener, nos résultats.
Un de mes objectifs, le plus important (tenu secret pendant de nombreuses années) est de rencontrer un homme qui me corresponde. J’avoue que ça ne m’est jamais arrivé, bien que ce soit mon objectif depuis toujours.

Au départ cette rencontre était tellement désirée, précieuse, mais effrayante en même temps, que je fuyais dès qu’une opportunité se présentait.

Je pensais que les opportunités se présenteraient toujours. Ça n’a pas été le cas. Ca semble moins facile aujourd’hui. Les règles du jeu semblent avoir changé. Peut-être une question d’âge ? 🙂

Pourtant j’ai vraiment pris le taureau par les cornes. Je gère beaucoup mieux mon anxiété sociale, et il est facile pour moi de rencontrer des hommes maintenant. Mais je rame pas mal pour ce qui est de construire des relations durables. Je retombe sans arrêt dans des pièges : relations fantasmées, non réciproques ou impossibles. Des relations qui restent superficielles.

Je ne tombe pas sur la ou les bonnes personnes jusqu’à maintenant.

Je viens de relire cet article d’Alexandre Jollien,

https://www.alexandre-jollien.ch/wp-content/uploads/24heures_jollien_sagesse_2609.pdf

Alexandre Jollien y parle de sa dépendance affective pour un homme. Il l’explique ainsi
« Il y a d’abord le manque d’affection masculine dont j’ai souffert, enfant (ndlr:né avec une infirmité motrice cérébrale, il a vécu de 3 à 20 ans dans une institution spécialisée). Puis une fascination pour ce corps parfait que je n’ai pas, qui est à l’aise, beau, léger. »

Cet article m’a émue, et parlé.
De mon côté je me suis sentie fascinée par certains hommes, comme s’ils représentaient quelque chose de puissant, comme s’ils allaient me délivrer de mon handicap intérieur, (de cette détresse ?), de cette sensation de handicap. Une espèce de dépendance affective qui se renouvelle à chaque rencontre. Des rencontres toujours superficielles

Selon Alexandre Jollien, la solution serait de :
« devenir soi-même sans jamais s’imposer et cesser de ressembler à une marionnette en prenant conscience de ses blessures, de ses aspirations et de ses contradictions. Se mettre à nu, au fond, c’est oser quitter le vernis social, les fausses sécurités et rejoindre le fond du fond, la joie inconditionnelle. »

Ou encore :
« Faire le pari, finalement, que l’on peut être aimé inconditionnellement quels que soient nos blessures, nos traumatismes, nos faux pas. »

Probablement je n’ai pas voulu aller voir mes blessures dans cette histoire, mais plutôt les ignorer. Je préfère continuer à prétendre être superman. C’est peut-être là une piste ?

Il y aussi de la résistance de ma part aussi à rentrer dans une relation. Les relations durables me font peur, c’est sur ; j’adore ma bulle et mon espace de liberté, faire ce que je veux à l’instant t. Mais j’ai vraiment envie de connaitre autre chose !

J’ai rédigé mon objectif comme suit :

« Je suis dans une relation excitante/heureuse avec un ou deux hommes, avec lesquels je partage régulièrement des moments de bien-être, de sexualité épanouie et d’exploration/passion commune »

(J’ai écrit un ou deux hommes, car je vise plutôt l’amitié amoureuse pour le moment. je voudrais explorer le polyamorisme. J’en écrirai un peu plus dans un autre article.)

Comment ?
1. Partager des intérêts communs (p. ex., blogue, musique, vidéo).
2. Spontanéité : se connecter avec mon cœur et inviter quand j’en ai envie ; demander si je veux quelquechose (au lieu de ne rien oser)

Premières actions :
1. Défi café hebdomadaire : inviter un homme chaque semaine pour un café
2. Lisez les articles de Steve Pavlina sur les relations
3. Censuré
4. Prendre soin de mon look (plus qu’avant) : faire du shopping pour les vêtements 🙂

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