Retour à la case « compta »

Je viens de passer un entretien de recrutement pour un job, une mission d’intérim en entreprise ; retour à la case « compta » !

Evidemment si je n’avais pas eu la contrainte financière, je ne passerais probablement pas ces entretiens de recrutement. Mon souhait est de sortir complètement de l’entreprise, et de développer d’autres compétences (telles que : parler en public, écrire, bloguer etc….).

 

Mon passé en entreprise

J’ai fait beaucoup d’efforts pour réussir en entreprise pourtant, et rentrer dans le moule.

Etre une bonne élève faisait partie de mon identité, et être une bonne élève à l’âge adulte = réussir en entreprise. Je n’avais pas d’autre modèle en tête à l’époque. Il y avait peut-être d’autres options dans les années 90 (prof, artiste, agriculteur, politicien etc…) mais rien ne résonnait dans tout ça pour moi.

J’ai toujours espéré réussir en entreprise, et j’ai fait beaucoup d’efforts pour cela. Les années sont passées, les décades même, des décades d’études, d’efforts, et à prendre sur moi.

Mais au final je ne me suis jamais sentie à l’aise. Je ne me suis pas « épanouie ». Je suis toujours restée transparente, malgré quelques réussites professionnelles, et même quelques bonnes expériences, surtout à la fin. J’accrochais peu avec mes collègues, même si ça s’est amélioré sur la fin.

De toute façon, c’est compliqué de trouver des relations, des groupes, avec qui on accroche vraiment. Ça m’arrive de plus en plus aujourd’hui, je dirai même que j’ai fait une sacrée percée avec mes groupes de développement personnel, mais il m’a fallu quitter la France pour avancer avec ça.

Un jour une personne m’a dit : mais pourquoi tu t’accroches à l’entreprise, tu n’es pas faite pour ça. Tu n’aimes pas le management, tu n’as pas l’esprit de synthèse, et tu ne prends pas tes décisions rapidement. Là où elle avait raison, c’est que je ne répondais pas aux attentes qu’on aurait pu avoir d’un cadre en entreprise. Je n’étais pas faite pour ça.  Grace à elle j’ai pris conscience que je n’étais pas obligée de rentrer dans un moule s’il ne me convenait pas, et que j’étais en droit de chercher un environnement qui me convienne, et qu’un tel environnement pouvait exister.

L’entreprise et sa finalité ne me parlent pas du tout en fait (recherche de rentabilité, gain de parts de marché, stratégie etc…). J’ai trouvé ça intéressant intellectuellement, d’ailleurs j’ai fait une école de commerce, mais ça bloquait à un autre niveau, et je n’ai jamais réussi à rentrer dans ce système et à m’y sentir à l’aise.

Et plus que tout je ne me suis pas vraiment adaptée aux relations hiérarchiques en entreprise. J’ai mis toute mon énergie à gérer des émotions conflictuelles et un certain malaise, malaise qui disparait quand je suis libérée de ce cadre relationnel de l’entreprise.

 

Aujourd’hui

Voilà pour le passé ! Pourtant aujourd’hui, j’ai été en entretien pour une mission d’intérim, pour un poste (et un salaire) « théoriquement » sous-valorisé par rapport à mes compétences. Et je dois dire que j’ai été heureuse de cet entretien, et heureuse qu’on me fasse une offre.

Pourquoi ?

D’abord pour des raisons financières, c’est certain.

Mais c’est surtout parce que j’ai pu y être moi-même : être transparente sur qui je suis, sur comment je me vois évoluer (en dehors de l’entreprise), et sur mon souhait de développer d’autres compétences. Ces personnes ont été suffisamment curieuses et ouvertes pour écouter mon parcours avec intérêt.

Finie la langue de bois, et les beaux discours sur mon amour de l’entreprise, mon ambition de devenir directeur financier, et mon amour du management. Sur les phases de chômage (transition et exploration) qu’il fallait masquer et essayer de faire passer en souplesse…Je n’ai même plus à cacher mes échecs. J’en parle maintenant tranquillement, sachant que j’ai aussi quelques réussites à mon actif. J’ai pris confiance en moi, mais je remarque que les gens sont beaucoup plus ouverts.

Je me rends compte aussi que les axes de progression ne comptent plus pour moi aujourd’hui – je ne recherche pas vraiment à progresser en « compétences ».

Ce qui compte pour moi c’est le contact avec les personnes rencontrées. L’équipe m’a plu. J’ai envie d’intégrer cette équipe, d’y jouer un rôle.
Aujourd’hui ce qui compte le plus pour moi, dans n’importe quelle activité, ce sont les relations : la possibilité de m’intégrer harmonieusement dans une équipe et d ‘y trouver ma place.

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