Apprendre à agir

Il y a tellement d’actions qui ont un gout bizarre, l’écriture en particulier. A chaque fois que j’écris, j’ai l’impression de « rater ma cible » ; je me sens gauche, inintéressante, j’ai peur du ridicule. Je n’ai pas le « style » que je voudrais avoir. Je sais que je me débrouille en français, mais ça ne change pas le fonds du problème : écrire fait mal.

J’ai créé ce blog en 2017, écrit quelques articles ; puis les articles se sont faits de plus en plus rares, et j’ai progressivement abandonné.

Dans l’enfance créer ne me posait pas de problème, je rédigeais des livres et les illustrais.

Aujourd’hui ça fait longtemps que je n’ai plus l’habitude d’écrire ou de créer.

J’ai démarré une aventure Instagram il y quelques mois. J’ai publié pendant quelques semaines puis j’ai arrêté. Je recevais un peu de soutien, parfois plus ce que j’attendais. J’ai parfois été satisfaite de mon idée, même sans technique photographique. Mais au final l’hésitation et le doute ont été les plus forts, et j’ai fini par arrêter.

Mon attitude dans la vie a été dominée par le doute et l’hésitation, en particulier pour les choses importantes. J’ai procrastiné sur tous les sujets qui comptaient le plus pour moi.

Par exemple les relations. Dès que je rencontrais quelqu’un d’intéressant, j’étais dévorée par les doutes…ou c’est moi qui n’étais pas à la hauteur.

Je me souviens que j’avais rencontré un homme en prépa qui me plaisait énormément. Il était barbu et je me demandais : « Mais à quoi ressemble-t-il sans sa barbe ? Il est peut-être laid? » Un souvenir qui illustre ma capacité à me faire des nœuds au cerveau pour ne pas passer à l’action.

L’hésitation est devenue une philosophie de vie, j’aimais le flou artistique. En relations j’alternais entre une attitude volontariste avec un fort désir de rencontres, puis une période de doutes, à défaire (ou même carrément détruire) ce que j’avais commencé. Ces hésitations et ces peurs ont été la cause de souffrances et m’ont maintenue à distance des personnes qui m’attiraient le plus.

J’ai souvent exprimé ces doutes dans un forum de développement personnel dont je fais partie.

Aujourd’hui j’ai ressenti un grand soulagement en lisant un article de Steve Pavlina (oui j’en parle souvent, je sais). Je pense que cet article va m’aider à écrire. Je voudrais le partager.

L’article original en anglais est ici :

https://www.stevepavlina.com/blog/2019/12/creating-a-more-action-oriented-character/

J’ai traduit le début de l’article en français et ça donne quelque chose comme ça :

« Est-ce que vous vous retenez parfois, au lieu d’agir?

Quel personnage êtes-vous ? Etes-vous un personnage qui hésite et qui s’autocensure ?

Par exemple vous avez une idée, comme une idée d’article à écrire et à partager, mais une autre voix se fait entendre dans votre tête et vous en dissuade.

Vous allez hésiter quelque temps, mais la plupart du temps vous vous abstenez. Ou alors vous allez agir, faire quelques pas, puis défaire ce que vous avez commencé à cause de ces objections dans votre tête :

« Je n’ai pas besoin de parler de ça.
Ça n’est pas important.
Et si Quelqu’un prenait mal ce que j’écris ?
Et si je me trompais ?
Et si tout ça tournait mal ?… »

Ce sont les voix de l’autocensure et de l’auto-répression, et nous les avons tous, à un degré ou à un autre. Ces voix finissent par constituer de véritables réseaux de neurones dans notre tête, et si nous ne les gérons pas correctement, nous finissons par tout censurer, et c’est notre potentiel d’action et de création qui reste à l’abandon. Ça va être compliqué de progresser si nous ne nous laissons pas agir, et guider par notre intuition.

Autocensure

C’est là le problème de l’autocensure. Bien sûr que parfois il est plus sage de tourner sa langue dans sa bouche avant de parler ou d’agir, mais si nous le faisons trop souvent, nous tombons  dans un piège, le piège de l’autocensure, avec ses schémas mentaux destructeurs, qui infectent ensuite tous les domaines de notre vie.

Voilà ce qui se passe : à chaque fois que vous réprimez vos initiatives et vos élans créateurs, ce ne sont pas juste quelques idées que vous réprimez. C’est tout votre cerveau que vous entrainez à l’autocensure générale. Et c’est là le piège, qui peut devenir le piège d’une relation déconnectée, d’un job qui ne vous convient pas, ou d’une habitude qui vous dessert. »

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